L’accordéon “piano du pauvre”
« On peut tout jouer avec l’accordéon » déclarait la très regrettée Yvette Horner.
De fait, depuis son invention au début du XIXe siècle, l’accordéon se faufile dans tous les genres musicaux : musique et bals populaires, musique traditionnelle, folklorique, rock, jazz, pop mais aussi la musique classique et contemporaine.
En 1829, Cyrill Demian, facteur de piano et d’orgues à Vienne, vient de mettre au point un instrument muni d’un soufflet dont il veut déposer le brevet sous le nom d’« Aeolina ». Ce nom étant déjà pris, il choisit « Accordion ».
Chateaubriand, dans ses Mémoires d’outre tombe (dans les années 1815) y fait allusion : « il m’en vendit un ; toute la nuit, je fis jouer le soufflet dont le son emportait pour moi le souvenir du monde. » Qui eût dit qu’il jouât du « piano à bretelles » ?
Le « piano du pauvre naissait ainsi en ce début du XIXe, même s’il avait encore un long chemin à parcourir avant de se retrouver tel que ceux dans les bras de notre quatuor Aeolina. Le favori du bal musette passera par des hauts et des bas avant d’acquérir ses lettres de noblesse et sa place privilégiée dans les musiques de création et contemporaines…
Informations recueillies sur https://www.festivaldechaillol.com
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